Des Chaussures pleines de vodka chaude (Zakhar Prilepine, 2008)

Ces 11 nouvelles trempées dans la vodka montrent une Russie où la vodka et l’amitié semblent être les seule voies pour s’échapper d’un quotidien qui, s’il réserve parfois quelques surprises (c.f. Récit de garçons), n’en reste pas moins plutôt gris…

Prilepine est régulièrement encensé de part et d’autre, son parcours original et ses engagements au Parti National Bolchevique en faisant un « personnage ». Ses autres écrits, notamment sur la Tchétchénie, lui ont valu de nombreux prix.

De la vodka, de la bière, des cigarettes qu’on enchaîne. Des femmes, centres de toutes les attentions qu’elles soient épouses, sœurs, conquêtes d’un soir ou prostituées. Et les frères et amis, compagnons de cuite incontournables avec qui on trompe l’ennui comme on peut. Le panorama esquissé par Prilepine oppose la force de ce besoin de tendresse à la rudesse et à la morosité ambiantes : les récits de virées rocambolesques (Viande de chien, Un village mortifère) jouxtent la violence ordinaire des arrestations (Gilka), de la mafia (Slavtchouk) ou de la guerre en Tchétchénie (Le meurtrier et son jeune ami) et la gabegie politique (Des chaussures pleines de vodka chaude).

Un panorama nuancé de la province russe, qui permet une compréhension différente de ce pays difficile à appréhender à travers le seul prisme des médias.

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