Fuegia (Eduardo Belgrano Rawson, 1997)

Dans une île au Sud de la Patagonie se croisent Indiens, chasseurs de phoques, missionnaires et éleveurs de moutons, qui vivent dans une incompréhension mutuelle totale. La violence et la peur de l’autre rythment le quotidien de ces hommes du bout du monde et constituent la trame de ce roman.

Impossible de mettre la main sur Tierra del Fuego de Francisco Coloane ce jour-là, je me suis donc rabattu sur un autre récit patagon, me fiant plus ou moins au choix de l’éditeur. L’auteur y alterne des tranches de vie qui mettent en exergue l’incompatibilité entretenue des modes de vie et l’irrespect total pratiqué par les colons envers les primo-habitants. Les Indiens sont soumis par la force et considérés comme un facteur de l’hostilité du territoire. Ils sont dès lors déclarés indésirables, et sont chassés en toute impunité.

L’ensemble manque de cohérence, très difficile de rentrer dans ce livre où aucun personnage n’est introduit, où la complexité des caractères ne ressort jamais ; le choix entre récit et document n’est pas vraiment tranché, et on reste dans le factuel sans avoir d’éléments « solides » à se mettre sous la dent. La pensée des Indiens est pratiquement réduite à l’instinct, difficile dans ces conditions de croire en ce réquisitoire contre leur extermination.  J’ai abandonné sans regret après 150 pages.

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