Le Dernier fief (Ana Luisa Pignatelli, 2009)

Ugo a perdu ses terres et une bonne partie de sa superbe lors de la réforme agraire italienne après-guerre. Il vit retiré avec sa femme Emma et leur fils Pietro dans une forteresse toscane. Reclus, ils se nourrissent de souvenirs et de dépit en laissant les restes de leur grandeur passée s’étioler autour d’eux.

Des maîtres aux domestiques en passant par le lecteur, tout le monde s’ennuie ferme. Ni pathétiques, ni tragiques, ni drôles, les personnages se contentent d’être insipides. On a beau attendre, le décor est planté, planté, planté, et… rien. Les personnages inutiles s’accumulent : le chauffeur, le cousin, le prêtre ; oui mais Ugo ? Emma ? Pietro ? On reste plongé dans ce marasme de vie sans approcher les déceptions ou les échecs qui se cachent derrière. De la frustration, de la rage, du dégoût, de la mélancolie au moins ! Mais non, on stagne, le livre entier (du moins la première moitié, je n’ai pas été au-delà…) est une nature morte.

Après tout, tous les romans publiés chez La Différence ne pouvaient pas être de la teneur de Bâtards du soleil

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