Bilbo le Hobbit (J. R. R. Tolkien, 1937)

Bilbo vit tranquillement dans un trou propret une petite vie bien rangée de hobbit, alternant gros gueuletons et courtes promenades. Pourtant, un jour, un magicien et une compagnie de nains vont l’embarquer dans la plus incroyable des aventures…

the hobbit

Je ne vous parle pas de l’univers, vous avez sûrement vu, lu ou entendu parler du Seigneur des Anneaux (dans le cas contraire, il faut sortir un peu). La différence majeure avec la célèbre trilogie, c’est que Tolkien a écrit Le Hobbit comme un conte pour enfants. Un style très simple et direct, des éléments qui se répètent, un rythme rapide, une narration exclusivement concentrée sur le personnage de Bilbo ; on est loin de la richesse narrative du Seigneur des Anneaux, l’esprit n’est pas du tout le même. Le dragon Smaug est mauvais, certes, mais les nains se battent pour une montagne d’or, pas pour la liberté, l’espoir, la survie du monde libre et le maintien de l’herbe à pipe comme plus tard Frodon et ses camarades.

Comme c’est assez court, j’avais fini avant de me lasser de cet aspect enfantin… Mais il n’aurait pas fallu 100 pages de plus.

Mais bon, allez, lâchons-nous, soyons fous, parlons un peu cinéma sur un blog bouquins. Parce que si je me suis replongé dans Le Hobbit, alors qu’il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable en première lecture, c’était avant tout pour me remettre au parfum avant d’aller voir le film.

Premier point, parce que avouez-le vous voulez le lire : pour avoir vu les versions 2D et 3D, la 3D n’apporte rien. Et non contente de racler les fonds de porte-monnaies, elle se paye le luxe de rendre l’image grisâtre…  Les superbes couleurs des paysages néo-zélandais se teintent de reflets que seul le port de Brest, par un jour bruineux de février, peut d’ordinaire offrir. Pour le reste, Peter Jackson s’est lâché sur les effets spéciaux, tout à fait dans la veine du Seigneur des Anneaux, dont ce film fait clairement office de préquelle. Quitte à prendre quelques libertés avec le livre et son esprit. les puristes crient au scandale, pour ma part j’ai trouvé que les ajouts enrichissaient l’histoire plus qu’ils ne la dénaturaient.

Distrayants mais pas inoubliables, le film comme le bouquin sont à conseiller d’abord à ceux qui souhaitent approfondir l’univers du Seigneur des Anneaux. Si vous n’avez jamais lu Tolkien, commencez plutôt par la trilogie…

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