Gioconda (Nìkos Kokàntzis, 1975)

A Thessalonique, à une époque où la ville était belle, le jeune Nikos aime sa voisine Gioconda. Mais les Allemands arrivent, et Gioconda est juive… Il faut donc vivre, et le plus vite possible.

Gioconda

L’issue est connue dès le début : Gioconda sera déportée, et mourra à Auschwitz. Nikos, c’est le jeune Kokàntzis : l’auteur mêle donc le recul de celui qui connaît la fin de l’histoire, à la naïveté de l’adolescent qui la vit. Les deux adolescents découvrent l’amour, la sensualité, le corps, et chaque geste, chaque instant prend une intensité décuplée par la fin qu’on sait proche.

Court, concentré, lumineux, et tragique, Gioconda est un livre écrit avec sensibilité et poésie.  Un récit d’initiation, sans doute idéalisée (la soldatesque germanique paraît bien gentille, alors que l’aviation américaine pilonne le port) pour ne garder que ce grand amour et faire abstraction de la morbidité ambiante aussi longtemps que possible. Un beau moment, bien rendu par Michel Volkovitch à qui on devait déjà la traduction de La Fin de notre petite ville.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s