Le brigand bien-aimé (Eudora Welty, 1942)

brigand-bien-aime-couvConte déluré dans un Sud fantasmatique

Clément Musgrove vivrait tranquillement au fond des bois du Mississippi, n’était-ce sa femme qui le tanne pour qu’il agrandisse la plantation et l’enrichisse encore. Heureusement, il y a sa fille, Rosamonde, une vraie beauté… A chaque retour de la Nouvelle-Orléans où il vend ses productions, Musgrove gâte sa fille unique. C’est lors de l’un de ces voyages qu’il rencontre Jamie Lockhart, bandit redoutable, terreur des voyageurs de la piste de Natchez. Mais Musgrove ne se doute de rien, car sans son camouflage de gredin, en ville, Lockhart, est méconnaissable. C’est ainsi que Musgrove finit par inviter le bandit chez lui.

Dans ces bois du Mississippi, on détrousse, on enlève et on déflore, on brûle et on ébouillante… L’auteur s’amuse visiblement beaucoup avec ce conte pour adultes, qui revisite les personnages classiques, bandit des bois, jeune fille enlevée en allant au champ et simili grand méchant loup. Ajoutez à cela les Indiens, et voilà l’improbable croisement de Blanche Neige et du petit Chaperon Rouge en pays Creek.

Drôle et rusé, ce premier roman d’Eudora Welty, future lauréate du Pulitzer en 1973, se lit sans peine, mais sans laisser grande impression non plus.

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2 réflexions sur “Le brigand bien-aimé (Eudora Welty, 1942)

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